April Hailer
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Romeó et Juliette

Kammeroper in drei Teilen von Boris Blacher (1943) nach Texten von Shakespeare. Produktion der Opéra de Lyon in Kooproduktion mit dem Théâtre de la Croix-Rousse

Musikalische Leitung: Philippe Forget. Regie: Jean Lacornerie
Kostüm: Robin Chemin. Choreographie: Raphaël Cottin
Besetzung: Tyler Clarke (Romeo), Laure Barras (Julia), Sophie-Nouchka Wemel (Sopran – Madrigal), Alix Le Saux (Mezzosopran – Madrigal), Rober  Macfarlane (Tenor – Madrigal), Thibault de Damas (Bass – Madrigal) und April Hailer (La Diseuse), Alexandre Hernandez und Nicolas Diguet (Tänzer)
sowie das Orchester der Opéra de Lyon

Premiere am 24. Februar 2015 an der Opéra de Lyon

Cabaret

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Presseecho

Opernwelt (April 2015)

Zerschossene Träume – (…) Viele Opern wurden dem Paar schon gewidmet, allerdings warten die wenigsten mit einer Reihe unsentimentaler Kabarett-Chansons auf, wie sie Blacher einstreut. Denn die Zeit, in der das Stück entstand, war nicht von Sentimentalitäten, sondern vom Untergang geprägt. Was die deutsche Diseuse April Hailer mit rauchiger Stimme zum Besten gab, wurde 1943/44 komponiert, als der Krieg durch die Luft nach Deutschland kam und viele Theater schwer getroffen wurden. Boris Blacher, damals 40 Jahre alt und als Komponist von den Nazis kaltgestellt, reduzierte seine Ansprüche und setzte dem Getöse der Durchhaltekultur eine nahezu extremistische Sparsamkeit und Zartheit entgegen (...) ‘Ich hoffe, dass unsere Produktion dieser hoch interessanten Partitur ein zweites Leben geben kann’, sagt Serge Dorny. Verdient hätte sie es.“ (Michael Struck-Schloen)
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Frankfurter Allgemeine Zeitung (4.3.2015)

Spiele deutscher Unschuld – Die Oper Lyon zeigt Erstaunliches mit Boris Blacher – (…) Dass die Weill-Tradition in Deutschland sogar während der NS-Zeit nicht abriss, vielmehr auf einem hohen künstlerischen Niveau fortgeschrieben wurde, ist eine erstaunliche Entdeckung. Von ‘Wiederentdeckung’ kann man hier nicht reden. Denn bei der Uraufführung von ‘Romeo und Julia’ während der Salzburger Festspiele 1950 sind diese rauch- und schnapssatten, durchweg liederlichen Lieder weggelassen worden, wie der flinke und eloquente Dirigent Philippe Forget in seiner fabelhaften Einführung in Lyon vor großem Publikum zu berichten wusste. Eine echte Größe der Kleinkunst, die deutsche Diseuse April Hailer, singt diese Chansons in Lyon wie eine Otto-Dix-Diva mit grünem Seidenkleid, roter Asta-Nielsen-Frisur und wetterfestem Damenbariton. Sie mischt sich auch rotzig ins Geschehen, wenn es zu trostlos zu werden droht.“ (Jan Brachmann)
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Concert Classic (Februar/März 2015)

Roméo et Juliette de Boris Blacher au Théatre de la Croix-Rousse –
Séduisante découverte – Compte rendu
–  (…) La mise en scène de Jean Lacornerie (par ailleurs directeur du Théâtre de la Croix-Rousse) saisit toute la dimension ludique et légère d’une musique qui regarde plus vers le style français de l’entre-deux guerres que du côté de l’esprit germanique (…) Belle prestation en solo de Sophie-Nouchka Wemel et plus encore de l’expérimentée April Hailer en Diseuse dont le travestissement rappelle celui de Marlène Dietrich dans L’Ange bleu.“ (Michel Le Naour)
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Forum Oper (24.02.2015)

Shakespeare au prisme de la Nouvelle Objectivité – (…) Dans la mise en scène intelligente et sensible de Jean Lacornerie, il s’agit d’une mise en abyme – en soi très shakespearienne – puisque les jeunes gens jouent dans une cave, avec des panneaux de carton, des nuages de papier et les moyens du bord. À ce mélange de cabaret berlinois – avec April Hailer en chanteuse très brechtienne, plus actrice que cantatrice, très à l'aise dans ce rôle – et de commedia dell’ arte – Roméo est maquillé en Pierrot –, Jean Lacornerie superpose des images évoquant les tableaux de George Grosz et d’Otto Dix, appartenant à cette veine picturale que l’on appelle Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité).“ (Fabrice Malkani)
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Stimento (1.3.2015)

Opéra : Roméo et Juliette, de Boris Blacher –  (…) Un opéra de papier
Le maître-mot de cet opéra « de chambre » est la légèreté. Afin d'obtenir un digest digeste, Blacher a réduit l’orchestre symphonique à l’extrême (9 instrumentistes) et l’histoire à son essence, faisant l’impasse sur les digressions et les ornementations narratives — que le compositeur devait considérer comme inutiles, tant immense est la notoriété de Roméo et Juliette. Seuls ajouts, marqueurs d’une époque : les incursions d’une meneuse de cabaret « kurtweilesque », choryphée atypique et canaille affirmant l’aspect contemporain de l’œuvre. (…) Jean Lacornerie a eu en effet l’excellente idée de mettre son directeur musical à contribution pour un propos liminaire en forme de présentation biographique de Blacher. Une recontextualisation bienvenue, brillamment assurée par un Philippe Forget à l’érudition affable : il est de ces chefs attachants car humains qui peuvent arpenter la scène (c’est le cas dans cette production), et glisser quelques répliques au passage, sans donner l’impression qu’ils redoutent de désacraliser leur fonction.“ (Vincent Raymond)
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Spectaculaire (25.2.2015)

Boris et Roméo: un opéra à la Croix-Rouse – Roméo et Juliette est une pièce de théâtre de William Shakespeare, certes ; c’est aussi un opéra composé par Boris Blacher qui a réduit la pièce originale et l’a mise en musique. Donné actuellement pour la première fois en France au théâtre de la Croix-Rousse (jusqu’au mercredi 4 mars, à 20 heures), ce court opéra (qui dure à peine une heure et quart) est assurément un beau spectacle tant pour son plateau sombre et sobre, que ses couleurs fortes et chatoyantes, ou l’énergie des chanteurs et les véritables tableaux qu’ils composent mais le texte de l’oeuvre de Blacher n’est pas à la hauteur de la musique : le compositeur, qui s’est voulu librettiste, a opéré, dans les vers de Shakespeare, des coupes et des raccourcis qui produisent un étrange effet car on ne reconnait plus tout à fait l’histoire si connue ! Il est heureux qu’une « narratrice » rappelle les principaux traits de l’intrigue – bravo à Jean Lacornerie, le metteur en scène, d’avoir donné là à April Hailer un vrai rôle, la « diseuse » de cabaret berlinois prenant un réel plaisir, communicatif, à évoluer sur scène ! – car on peut avoir le sentiment d’être parfois un peu perdu, la fougue des jeunes artistes du Studio de l’Opéra de Lyon manquant par moments de justesse, à l’inverse des musiciens et de leur chef Philippe Forget, impeccables du début à la fin.“
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